Le pays de la soie

 

Valoki, province du Jailong.

 

Il faisait à peine jour quand Arun et sa petite sœur Erity se mirent en route avec le troupeau de chenilles à soie.

— Vous êtes sûrs de vouloir tous les emmener ? s’était étonné leur père. Certaines sont bien mûres…

Le cuir blanchâtre des plus grosses chenilles, atteignant quatre mètres de long, était effectivement en train de se teinter de jaune.

— Ça fait une semaine qu’elles ne sont pas sorties à cause du mauvais temps, avait rétorqué le jeune homme. Et je me suis arrangé avec les moniales pour prendre quelques feuilles sur le samuca qui est à la sortie du village.

Leur père les avait laissé faire en haussant les épaules. Erity n’avait rien dit avec ses mains, elle s’était contentée de sourire en aidant son grand frère.

Maintenant qu’il était adulte, Arun était responsable du troupeau familial. Leurs parents pouvaient se consacrer aux activités complémentaires qui faisaient de cet élevage une exploitation plus rentable.

Le frère et la sœur menèrent leurs chenilles alors que le soleil commençait à poindre derrière les collines. Le village s’éveillait doucement, tandis qu’une brise légère dispersait les dernières brumes de la nuit.

Ils ne portaient que des longues badines de bois vert pour diriger le troupeau, mais malgré leur taille imposante, ces animaux craintifs étaient aussi lents que paisibles. Le mouvement et le son de la badine fouettant l’air suffisaient généralement à les faire changer de direction.

 

Deux arbres marquaient la sortie du village et le début de la forêt. Géants, ces arbres s’avéraient quand même bien moins impressionnants que les arbres-montagne qui ressemblaient à de véritables collines, plus loin dans le paysage.

Les bergers et leurs animaux passèrent d’abord près d’un arbre à l’écorce brune, sous des feuilles dentelées et translucides, d’un vert très pâle. Arun et Erity durent presser les chenilles pour éviter qu’elles ne s’attardent sous le feuillage toxique de la lamentine.

Le frère et la sœur ne cessaient de se lancer des coups d’œil, communiquant en silence par quelques phrases en langue des signes. Arun lui demanda de devancer les animaux et l’adolescente courut aussitôt vers l’arbre suivant.

Leurs parents avaient cru qu’elle souffrait d’une déficience mentale quand elle était enfant, mais la petite Erity était seulement sourde. Même les Sœurs Ophrys ne pouvaient rien contre les défauts de naissance avec lesquels certaines personnes, plantes ou animaux, devaient parfois vivre. La jeune fille n’en possédait pas moins de nombreuses qualités, elle s’avérait intelligente, volontaire et intuitive. La vie de bergère lui plaisait.

Erity atteignit le samuca bien avant les chenilles. Elle escalada l’énorme tronc bleuté sur quelques mètres, puis entreprit de couper quelques-unes des grandes feuilles ovales d’un vert éclatant, avec sa machette. Les animaux excités à l’approche de leur source de nourriture s’arrêtèrent tout net, pour dévorer les premières feuilles immenses qui tombaient au pied de l’arbre.

Arun adressa une félicitation gestuelle à sa sœur. En allant assez vite, aucune chenille n’avait besoin d’entreprendre l’escalade du tronc. Ce serait une autre paire de manches s’il fallait les en faire redescendre.

Dix feuilles, pas une de plus, pour ne pas trop blesser le samuca. Elles étaient si grandes que les quinze chenilles avaient de quoi s’occuper.

De cette manière, ils ne prenaient pas le risque que l’une d’elles ne commence à tisser son cocon dans les branchages… Arun avait déjà fait cette erreur, la dernière saison.

Toute la famille avait dû se mettre à l’ouvrage pour décrocher les chrysalides suspendues dans les branches. Il avait fallu aller les chercher à une telle hauteur qu’il y eut des dégâts sur les cocons. La grande remorque avait été attelée au tracteur familial à la hâte, ils avaient pris du retard sur d’autres travaux car c’était aussi le moment de certains labours.

Contrairement à la province de Leda, dans celle du Jailong on utilisait de nombreuses machines agricoles depuis quelques années.

 

 

Erity avait proposé cette idée avec ses petites mains agiles : emmener les chenilles jusqu’aux feuilles, sans les laisser monter dans l’arbre. Il était toujours bon pour les animaux de faire un peu d’exercice, et cela évitait quelques allers-retours aux éleveurs pour transporter sans cesse des feuilles fraîches à la ferme. Son grand frère pouvait à présent observer l’efficacité de cette idée avec une certaine fierté. Simple, mais il fallait y penser.

 

Les dix immenses feuilles recommandées par les moniales furent finalement dévorées assez vite. Affamées à la fin de leur croissance, les plus grosses chenilles qui changeaient de couleur commencèrent à s’approcher tranquillement du tronc.

Erity descendit de l’arbre en vitesse pour prêter main forte à Arun, il fallut même donner quelques véritables coups de badine pour convaincre les plus motivées de renoncer aux feuilles de l’arbre.

Les doigts de l’adolescente s’agitèrent pour former une phrase silencieuse et son grand frère acquiesça. Ils poussèrent la quinzaine de chenilles en direction de leur ferme. Elle avait raison, pas de temps à perdre. Il ne faisait aucun doute qu’un jour sa sœur serait à la hauteur pour assumer ce rôle. Il songea qu’elle serait même peut-être meilleure que lui.

 

La matinée était bien entamée quand le petit troupeau regagna la ferme, sous la conduite de ses deux gardiens. Une autre étape attendait maintenant les animaux les plus « mûrs », comme disaient les éleveurs de chenilles à soie.

Il y avait dans la ferme trois types de constructions très différentes.

Deux maisons traditionnelles aux allures de coquillages servaient d’habitations, elles-mêmes agrandies de quelques annexes plus modestes, à mesure que la famille s’était développée.

Les machines agricoles étaient rangées dans un immense hangar au toit métallique, moderne, où de grandes cuves d’eau étaient aussi en train de chauffer sur des feux.

Encore plus imposante au centre de la ferme, une énorme structure de bois en forme de dôme leur servait d’étable. Elle était partiellement couverte de végétaux pour laisser passer un maximum d’air et de lumière, tout en protégeant les chenilles des rayons directs du soleil. D’imposants cocons blanchâtres étaient déjà accrochés sous certaines poutres.

Dès que les animaux furent à l’intérieur, les chenilles les plus développées entreprirent de se hisser à leur tour dans la structure. Il était temps pour elles d’entamer leur métamorphose. Du fourrage de feuilles de samuca séchées fut distribué aux autres par les deux jeunes bergers, faute de mieux. Les jours de récolte, ils ne pouvaient laisser le troupeau dehors.

Alors qu’ils prenaient quelques instants pour admirer le travail des chenilles qui tissaient chacune son cocon au-dessus de leur tête, le tracteur des parents arriva devant le dôme-enclos.

Cette machine était sans doute la plus moderne de la ferme. Une grande fierté pour les parents à qui elle avait coûté très cher. Le tracteur venait des usines du Tharseim, comme d’autres engins, il avait d’abord été acheté par un négociant et amené en Nemosia.

De là, les modèles autorisés par les Sœurs Ophrys pouvaient être revendus jusqu’en Valoki. Celui-ci fonctionnait avec une pile à combustible et un moteur à hydrogène, il ne rejetait que de la vapeur d’eau. Aucune pollution à l’usage.

Bien évidemment, les modèles plus polluants s’avéraient bien moins chers, mais ils étaient interdits dans les trois provinces valokines.

Quelques années auparavant, comme encore de nombreux éleveurs et agriculteurs dans ce pays, cette famille utilisait des escarabes ou d’autres insectes domestiques. Il n’y avait plus que dans la province de Leda, autour de la capitale, que les animaux de trait restaient plus nombreux que les machines.

 

Une bonne partie des acteurs de la petite entreprise familiale fut réunie : les parents d’Arun et Erity, mais aussi une grand-mère, deux oncles et une tante. La grande remorque du tracteur fut placée sous la structure en marche arrière, puis le plateau fut élevé le plus près possible des cocons.

Après une brève discussion pour déterminer ceux qui étaient prêts pour la récolte, on désigna les deux chanceux qu’on allait laisser éclore. Ensuite, les membres les plus agiles de la famille se hissèrent dans la structure pour décrocher délicatement, une à la fois, quatre lourdes chrysalides des poutres de bois.

Le temps de réaliser cette opération délicate, l’heure de la pause déjeuner avait sonné. La remorque fut laissée à l’ombre avec ses cocons. La famille prit un bref repas froid sans cesser de surveiller leur précieux butin du jour. Heureusement pour eux cette fois, aucun cocon ne commença à s’ouvrir.

 

 

Ce laps de temps suffit à terminer le chauffage des grandes cuves dans le hangar. Ils y transportèrent les cocons, et toujours avec autant de précautions pour ne pas les abîmer, les plongèrent dans les cuves d’eau bouillante. Tuant instantanément les insectes à l’intérieur.

Comme les cocons flottaient, ils les firent tournoyer un moment pour les imbiber entièrement dans l’eau. Ensuite, ils entreprirent de repérer les départs des fils de soie et les dérouler soigneusement, les accrocher à une machine pour en faire des écheveaux. Les fibres des quatre cocons furent réunies en fils continus sur la grande dévideuse.

Les malheureuses larves géantes ébouillantées furent débitées, puis emportées pour être cuisinées et conservées. Rien n’était gâché dans les élevages valokins.

Plus tard dans la journée, les écheveaux allaient être amenés en ville dans un atelier de tisserands. Ensuite seulement, la soie brute serait transformée en ces étoffes si légères et si douces que les gens les plus modestes ne pouvaient s’offrir. Mais comme souvent, ce n’étaient pas les producteurs de matière première qui engrangeaient le plus de bénéfices.

 

Quand les aînés de la famille n’eurent plus besoin d’eux, Arun et Erity s’en retournèrent auprès de leurs animaux pour s’assurer qu’ils ne manquaient de rien.

Ils assistèrent à l’éclosion du premier merveillon attendu, puis du deuxième aussitôt après. Un mâle et une femelle qui déployèrent leurs grandes ailes blanches, et se mirent à voltiger sous la grande structure aérienne pour commencer leur étrange ballet amoureux.

Un seul couple produisait des dizaines d’œufs qui pouvaient être vendus, mangés ou élevés. Largement de quoi assurer la génération suivante.

Les dernières arrivées, quant à elles, achevaient à peine la construction des cocons dans lesquels elles s’enfermaient. Les prochaines chenilles allaient toutes terminer dans l’eau bouillante, sans doute. Mais là encore, il n’y aurait aucun gaspillage.

Le stade larvaire représentait l’essentiel de leur vie, de toute façon, même à l’état sauvage. Arrivés à l’âge adultes, les bombyx du samuca ne se nourrissaient pas et vivaient quelques jours seulement, le temps de se reproduire et de mourir de faim.

Les deux jeunes bergers les laissèrent à leurs ébats en fermant soigneusement la porte du dôme-enclos.

Diffuseurs de phéromones à la ceinture, ils s’éloignèrent vers la forêt en quête d’un samuca plus éloigné, mais qu’ils pouvaient dépouiller de quelques feuilles supplémentaires. Les parents allaient venir les chercher avec le tracteur.

Et ainsi s’acheva cette journée, une parmi tant d’autres pour cette petite famille d’éleveurs valokins.

 

Quelques années plus tard, Arun allait renoncer à l’élevage pour se lancer dans le tissage, et augmenter ainsi leurs bénéfices en transformant lui-même les fibres de soie grège en tissu précieux.

Erity allait devenir la chef de la ferme. Elle eut une vie heureuse, se maria et donna la vie à deux beaux enfants qui malgré la surdité de leur mère, eurent la chance de profiter de leurs cinq sens.

Depuis cette époque d’ailleurs, cette famille perpétua la transmission de la langue des signes à ses enfants.

 

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(Bombyx du mûrier. Crédit photo : Ash Bowie)

 

De nombreuses légendes circulaient en Valoki quant à la (re)découverte de la soie. La plupart l’attribuaient aux Sœurs Ophrys ou même à leur fondatrice en personne, Shaïli Angama. Pratiquement à chaque fois, il était question d’une chrysalide qui serait tombée toute seule dans l’eau avant de terminer sa métamorphose. Et en voulant tirer sur les fibres, surprise, de longs fils soyeux se déroulaient du cocon.

Il est tout aussi probable qu’un paysan, un chasseur ou un simple marcheur ait pu faire cette trouvaille. En tout cas, vraisemblablement les premiers colons, les survivants du Vaisseau des Origines, n’avaient pas ramené ce savoir de la Terre. Tellement de connaissances avaient été perdues…

L’usage de la soie ne s’est répandu sur Entom Boötis qu’à une époque où l’ordre Ophrys rayonnait sur toute la Ceinture Tropicale. Quand la Nemosia faisait encore partie de la Valoki.

Comme l’ordre Ophrys, la soie avait eu son heure de gloire. La tradition perdurait en Valoki, mais les Nemosians avaient fini par y renoncer au profit de fibres végétales, puis synthétiques. La soie véritable restait prisée dans tout l’hémisphère, même parmi les nordiques, en tant que produit de luxe.

 

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Cruel, cet élevage ? Oui et non, il faut mettre les choses en perspective.

Sur Entom, la grande taille des insectes permet de produire beaucoup de soie avec peu d’animaux, c’est un avantage. Ce qui permet aussi de préserver des exploitations de taille modeste, correspondant à l’éthique des Sœurs. Les robes des Matria et des Veneris Matria sont en soie.

On peut aussi laisser l’insecte sortir tout seul de son cocon, mais alors il déchire les fibres, la soie obtenue est de moins bonne qualité. En Valoki d’ailleurs, certaines personnes récoltent les cocons des merveillons sauvages. Mais ils gagnent moins bien leur vie que les éleveurs.

Il y a souvent des dilemmes à prendre en compte, à l’origine de certains choix. Des compromis.

Les élevages permettent de réguler cette espèce de chenilles qui peut faire des ravages sur le samuca, leur nourriture exclusive. Cet arbre produit quant à lui des fruits jaunes très sucrés de la taille de courges. C’est avec leurs pépins torréfiés qu’on fabrique le très populaire muca, équivalent du café sur cette planète.

La viande des bombyx du samuca est comestible à tous les stades de leur développement, aucun gaspillage n’est toléré. L’animal est respecté dans la mesure où il est bien traité toute sa vie, et sa mort ne laisse pratiquement aucun déchet.

 

 

La moitié de la population valokine est végétarienne, mais il n’y a pas de tensions avec l’autre moitié. Les chasseurs et les éleveurs ont leur place en Valoki, tant qu’ils respectent certains principes.

Les Sœurs Ophrys reflètent d’ailleurs cette tendance, chacune des quatre branches suivant une alimentation particulière. Les Ordoshaï et les Nurishaï mangent de la viande.

Comme elles consomment toutes au moins du miel, aucune moniale n’est purement végétalienne.

La tolérance est de mise. Elles ont compris depuis longtemps que la vie se nourrit de la vie, c’est ainsi que fonctionne la nature. Pour les Sœurs, il s’agit avant tout d’un problème de respect dans la manière de s’occuper des animaux, de leur naissance à leur mort.

C’est pourquoi elles s’opposent fermement à ce qu’elles considèrent comme le véritable ennemi de la vie : l’industrie.

Pour maintenir des traditions et des métiers parfois ancestraux, tout en assurant des conditions de vie saines aux animaux, aux plantes et aux personnes, elles ont choisi de maintenir les entreprises valokines à taille humaine.

Des fermes, pas des camps de concentration. Des ateliers de transformation, pas des usines.

Des agriculteurs et des artisans qui aiment leur métier, qui ont le temps de soigner leurs champs et leurs animaux, de fabriquer des produits de qualité tout en participant à la préservation de leur environnement naturel.

Question de choix et de priorité, pour les sociétés comme pour les individus. Qualité ou quantité. Juste mesure et parcimonie, ou surconsommation effrénée et gaspillage.

Être ou avoir, telle est la question… du bonheur.

 

Prenez soin de vous.

 



 


Commentaires 3 à Le pays de la soie

  1. Avatar Marjorie Moulineuf
    Marjorie Moulineuf dit :

    Hello Sandro.
    Très beau récit comme d’habitude pour illustrer tes propos. Je partage ta vision  » la vie se nourrit de la vie », le problème commence dès lors que l’on a plus de respect pour la Vie ( le vivant) et qu’on La considère comme une simple marchandise à notre disposition. On en oublie qu’on fait partie de ce vivant et du coup à une autre échelle, il se produit la même chose. Effet boomerang. On avale n’importe quoi sans respect pour soi, on fait des choses sans aucun sens, on perd petit à petit notre sensibilité en s’isolant de la Nature. On devient à notre tour, de la matière première dans un système qui nous a dépassé individuellement depuis l’ère industrielle.
    Etre ou avoir ? J’ai appris récemment que le métier de menuisier n’existait plus, sous cette appellation. Désormais, on passe un diplôme pour avoir la compétence de « fabriquant de menuiserie ». C’est subtil, non ? Transformer un métier en un emploi. Le vider de son savoir-faire et de savoir-être pour le résumer à posséder une compétence. Tu n’es plus infirmier avec toute la dimension humaine que cela implique mais tu as la compétence classée dans la catégorie (selon le code ROME de la fiche métier) : « soins infirmiers généralistes ».
    C’est qu’un exemple mais cela illustre en partie pourquoi cela devient si difficile de penser en terme « être » plutôt que « avoir » puisque la société nous conditionne en nous dépossédant de l’essence des choses.

  2. Merci pour ton commentaire Marjorie.
    Il complète ce que j’avais commencé à développer dans ce texte, pour finalement couper car il devenait un peu long… C’est tout à fait ça.
    Les plantes, les animaux, et finalement nous aussi ne sommes considérés que comme des objets. Des produits de consommation. C’est triste car comme tu le dis, en reniant la valeur de la vie qui nous entoure on en arrive à se renier nous-mêmes.

    Les machines prennent tellement d’importance dans nos existences qu’on dirait qu’on fait tout pour leur ressembler. Tes exemples avec le menuisier et l’infirmier sont frappants : on nous réduit à des fonctions, des compétences. L’éthique et le respect sont dénigrés pour la performance et le profit. Au point que l’être humain devient lui aussi « jetable ».
    En passant notre vie à courir derrière des possessions matérielles, ce sont les objets qui nous possèdent et non l’inverse. C’est bien l’Être qu’il faut remettre au centre de la société, au lieu de l’Avoir.
    Mais cela n’arrangerait pas tous ceux qui profitent grassement de ces déséquilibres sur notre dos. Alors ils font tout pour nous endormir et nous mettre dans la confusion. Nous faire croire qu’on n’a pas d’autre choix que de subir leur système basé sur l’exploitation de l’Homme par l’Homme.
    Qui peut prétendre aujourd’hui qu’un autre chemin n’est pas possible, sincèrement, alors qu’on n’a même pas essayé ?

    • Avatar Marjorie Moulineuf
      Marjorie Moulineuf dit :

      Oui je suis d’accord ton analyse mais je suis moins optimiste que toi. Je ne pense pas que le changement viendra d’une prise de conscience planétaire de la situation globale mais plutôt du chaos quand le système va s’effondrer. En attendant comme tu dis, le mieux c’est de se comporter avec respect et dignité pour le vivant qui nous entoure. Comme des Hommes , en quelque sorte 🙂