• Chiaroscuro – Umbrae

     

    C’est parti pour une nouvelle campagne de « crowdfunding » pour le supplément Umbrae !

    Il n’y a qu’une seule catégorie d’articles qui ne concerne pas spécialement Entom Boötis sur ce blog : Écriture & autres créations.

    Vous pouvez y lire certaines de mes réflexions sur l’écriture, des infos concernant mes publications, et donc aussi sur l’autre projet créatif dont je fais partie. Le jeu de rôles Chiaroscuro.

    Une nouvelle campagne de financement participatif vient de commencer pour la sortie prochaine du deuxième supplément de la gamme, sur le site Ulule. Si vous souhaitez participer ou jeter un coup d’œil, c’est par là :

     

     

    On peut contribuer à partir de 5 euros. Comme dans toute campagne de financement participatif, les contributeurs recevront des contreparties proportionnelles à la somme qu’ils/elles auront investie. Et certains « bonus » sont accessibles uniquement pour les personnes qui participent à cette campagne de financement.

     

    Dans Imperium (le livre de base du jeu) et Le destin des Maranteo (notre premier supplément), les axes de jeu développés étaient surtout orientés vers les intrigues politiques et les complots.

    Dans Umbrae, l’accent est mis sur le surnaturel. Différentes formes de magie y sont abordées en détails, comme l’animisme, la magie des Fuligines et de leurs ennemis les nécromanciens. Vous y trouverez également des informations et des secrets sur le duché de Vallombrosa, où pousse l’étrange vigne des amertumes. Une secte d’animistes pervertis, les Denaturae, ainsi qu’un bestiaire consacré aux créatures surnaturelles telles que les chimères, les licornes, les manticores, les morts-vivants… et d’autres encore.

     

    Ce bestiaire se décline d’ailleurs sous deux formes :

    – Le Bestiaire d’Aliké est un carnet de croquis et de notes sur les créatures que la jeune Aliké a rencontrées au cours de ses voyages, ou dont elle a entendu parler. C’est un petit carnet de 36 pages en noir et blanc (format A5), et les informations qui y figurent au sujet des créatures sont partielles, destinées aux joueurs.

    Ce bonus ne sera accessible que pour les personnes qui participent à cette campagne de financement, si nous atteignons le 2ème palier.

     

    – Dans le livre d’Umbrae (96 pages A4 en couleurs) vous trouverez les mêmes illustrations de créatures, mais cette fois terminées et en couleurs. Les informations y sont complètes, destinées au Meneur de jeu.

     

    Une de mes illustrations. Sur Chiaroscuro, le redoutable Basilic est assez différent de l’animal mythologique qu’on connaît sur Terre.

     

     

    L’équipe créative est pratiquement la même depuis Imperium :

    Aldo Pappacoda (mon frère) : auteur principal, coordination du projet et de l’équipe.

    Olivier Sanfilippo : illustrateur

    Maeva Wery : illustratrice

    Yohan Vasse : illustrateur et maquettiste

    Jahyra : illustratrice que nous avons le plaisir d’accueillir dans l’équipe cette année

    – et moi-même pour les nouvelles d’ambiance, quelques illustrations, cartes… et des idées additionnelles.

     

    Nous sommes toujours édités par nos copains les Vagabonds du Rêve.

     

    Pour les personnes qui découvriraient Chiaroscuro à l’occasion de cette campagne, des lots comprenant nos deux premiers ouvrages sont aussi proposés. Vous pouvez donc vous procurer toute la gamme à travers cette campagne, y compris des petits bonus qui ne seront pas accessibles en boutique.

     

    La sortie d’Umbrae est prévue pour fin février 2018, au Festival International des Jeux à Cannes. Mais pour cela nous avons besoin de votre contribution !

    Comme les précédentes, cette campagne commence bien puisque nous sommes déjà à 48 % du premier palier au moment où j’écris ces lignes. Et il reste plus de 30 jours.

    Merci beaucoup si vous participez à cette campagne ou/et en parlez autour de vous.

     

    À très bientôt.

     



     


  • Le pays de la soie

     

    Valoki, province du Jailong.

     

    Il faisait à peine jour quand Arun et sa petite sœur Erity se mirent en route avec le troupeau de chenilles à soie.

    — Vous êtes sûrs de vouloir tous les emmener ? s’était étonné leur père. Certaines sont bien mûres…

    Le cuir blanchâtre des plus grosses chenilles, atteignant quatre mètres de long, était effectivement en train de se teinter de jaune.

    — Ça fait une semaine qu’elles ne sont pas sorties à cause du mauvais temps, avait rétorqué le jeune homme. Et je me suis arrangé avec les moniales pour prendre quelques feuilles sur le samuca qui est à la sortie du village.

    Leur père les avait laissé faire en haussant les épaules. Erity n’avait rien dit avec ses mains, elle s’était contentée de sourire en aidant son grand frère.

    Maintenant qu’il était adulte, Arun était responsable du troupeau familial. Leurs parents pouvaient se consacrer aux activités complémentaires qui faisaient de cet élevage une exploitation plus rentable.

    Le frère et la sœur menèrent leurs chenilles alors que le soleil commençait à poindre derrière les collines. Le village s’éveillait doucement, tandis qu’une brise légère dispersait les dernières brumes de la nuit.

    Ils ne portaient que des longues badines de bois vert pour diriger le troupeau, mais malgré leur taille imposante, ces animaux craintifs étaient aussi lents que paisibles. Le mouvement et le son de la badine fouettant l’air suffisaient généralement à les faire changer de direction.

     

    Deux arbres marquaient la sortie du village et le début de la forêt. Géants, ces arbres s’avéraient quand même bien moins impressionnants que les arbres-montagne qui ressemblaient à de véritables collines, plus loin dans le paysage.

    Les bergers et leurs animaux passèrent d’abord près d’un arbre à l’écorce brune, sous des feuilles dentelées et translucides, d’un vert très pâle. Arun et Erity durent presser les chenilles pour éviter qu’elles ne s’attardent sous le feuillage toxique de la lamentine.

    Le frère et la sœur ne cessaient de se lancer des coups d’œil, communiquant en silence par quelques phrases en langue des signes. Arun lui demanda de devancer les animaux et l’adolescente courut aussitôt vers l’arbre suivant.

    Leurs parents avaient cru qu’elle souffrait d’une déficience mentale quand elle était enfant, mais la petite Erity était seulement sourde. Même les Sœurs Ophrys ne pouvaient rien contre les défauts de naissance avec lesquels certaines personnes, plantes ou animaux, devaient parfois vivre. La jeune fille n’en possédait pas moins de nombreuses qualités, elle s’avérait intelligente, volontaire et intuitive. La vie de bergère lui plaisait.

    Erity atteignit le samuca bien avant les chenilles. Elle escalada l’énorme tronc bleuté sur quelques mètres, puis entreprit de couper quelques-unes des grandes feuilles ovales d’un vert éclatant, avec sa machette. Les animaux excités à l’approche de leur source de nourriture s’arrêtèrent tout net, pour dévorer les premières feuilles immenses qui tombaient au pied de l’arbre.

    Arun adressa une félicitation gestuelle à sa sœur. En allant assez vite, aucune chenille n’avait besoin d’entreprendre l’escalade du tronc. Ce serait une autre paire de manches s’il fallait les en faire redescendre.

    Dix feuilles, pas une de plus, pour ne pas trop blesser le samuca. Elles étaient si grandes que les quinze chenilles avaient de quoi s’occuper.

    De cette manière, ils ne prenaient pas le risque que l’une d’elles ne commence à tisser son cocon dans les branchages… Arun avait déjà fait cette erreur, la dernière saison.

    Toute la famille avait dû se mettre à l’ouvrage pour décrocher les chrysalides suspendues dans les branches. Il avait fallu aller les chercher à une telle hauteur qu’il y eut des dégâts sur les cocons. La grande remorque avait été attelée au tracteur familial à la hâte, ils avaient pris du retard sur d’autres travaux car c’était aussi le moment de certains labours.

    Contrairement à la province de Leda, dans celle du Jailong on utilisait de nombreuses machines agricoles depuis quelques années.

     

     

    Erity avait proposé cette idée avec ses petites mains agiles : emmener les chenilles jusqu’aux feuilles, sans les laisser monter dans l’arbre. Il était toujours bon pour les animaux de faire un peu d’exercice, et cela évitait quelques allers-retours aux éleveurs pour transporter sans cesse des feuilles fraîches à la ferme. Son grand frère pouvait à présent observer l’efficacité de cette idée avec une certaine fierté. Simple, mais il fallait y penser.

     

    Les dix immenses feuilles recommandées par les moniales furent finalement dévorées assez vite. Affamées à la fin de leur croissance, les plus grosses chenilles qui changeaient de couleur commencèrent à s’approcher tranquillement du tronc.

    Erity descendit de l’arbre en vitesse pour prêter main forte à Arun, il fallut même donner quelques véritables coups de badine pour convaincre les plus motivées de renoncer aux feuilles de l’arbre.

    Les doigts de l’adolescente s’agitèrent pour former une phrase silencieuse et son grand frère acquiesça. Ils poussèrent la quinzaine de chenilles en direction de leur ferme. Elle avait raison, pas de temps à perdre. Il ne faisait aucun doute qu’un jour sa sœur serait à la hauteur pour assumer ce rôle. Il songea qu’elle serait même peut-être meilleure que lui.

     

    La matinée était bien entamée quand le petit troupeau regagna la ferme, sous la conduite de ses deux gardiens. Une autre étape attendait maintenant les animaux les plus « mûrs », comme disaient les éleveurs de chenilles à soie.

    Il y avait dans la ferme trois types de constructions très différentes.

    Deux maisons traditionnelles aux allures de coquillages servaient d’habitations, elles-mêmes agrandies de quelques annexes plus modestes, à mesure que la famille s’était développée.

    Les machines agricoles étaient rangées dans un immense hangar au toit métallique, moderne, où de grandes cuves d’eau étaient aussi en train de chauffer sur des feux.

    Encore plus imposante au centre de la ferme, une énorme structure de bois en forme de dôme leur servait d’étable. Elle était partiellement couverte de végétaux pour laisser passer un maximum d’air et de lumière, tout en protégeant les chenilles des rayons directs du soleil. D’imposants cocons blanchâtres étaient déjà accrochés sous certaines poutres.

    Dès que les animaux furent à l’intérieur, les chenilles les plus développées entreprirent de se hisser à leur tour dans la structure. Il était temps pour elles d’entamer leur métamorphose. Du fourrage de feuilles de samuca séchées fut distribué aux autres par les deux jeunes bergers, faute de mieux. Les jours de récolte, ils ne pouvaient laisser le troupeau dehors.

    Alors qu’ils prenaient quelques instants pour admirer le travail des chenilles qui tissaient chacune son cocon au-dessus de leur tête, le tracteur des parents arriva devant le dôme-enclos.

    Cette machine était sans doute la plus moderne de la ferme. Une grande fierté pour les parents à qui elle avait coûté très cher. Le tracteur venait des usines du Tharseim, comme d’autres engins, il avait d’abord été acheté par un négociant et amené en Nemosia.

    De là, les modèles autorisés par les Sœurs Ophrys pouvaient être revendus jusqu’en Valoki. Celui-ci fonctionnait avec une pile à combustible et un moteur à hydrogène, il ne rejetait que de la vapeur d’eau. Aucune pollution à l’usage.

    Bien évidemment, les modèles plus polluants s’avéraient bien moins chers, mais ils étaient interdits dans les trois provinces valokines.

    Quelques années auparavant, comme encore de nombreux éleveurs et agriculteurs dans ce pays, cette famille utilisait des escarabes ou d’autres insectes domestiques. Il n’y avait plus que dans la province de Leda, autour de la capitale, que les animaux de trait restaient plus nombreux que les machines.

     

    Une bonne partie des acteurs de la petite entreprise familiale fut réunie : les parents d’Arun et Erity, mais aussi une grand-mère, deux oncles et une tante. La grande remorque du tracteur fut placée sous la structure en marche arrière, puis le plateau fut élevé le plus près possible des cocons.

    Après une brève discussion pour déterminer ceux qui étaient prêts pour la récolte, on désigna les deux chanceux qu’on allait laisser éclore. Ensuite, les membres les plus agiles de la famille se hissèrent dans la structure pour décrocher délicatement, une à la fois, quatre lourdes chrysalides des poutres de bois.

    Le temps de réaliser cette opération délicate, l’heure de la pause déjeuner avait sonné. La remorque fut laissée à l’ombre avec ses cocons. La famille prit un bref repas froid sans cesser de surveiller leur précieux butin du jour. Heureusement pour eux cette fois, aucun cocon ne commença à s’ouvrir.

     

     

    Ce laps de temps suffit à terminer le chauffage des grandes cuves dans le hangar. Ils y transportèrent les cocons, et toujours avec autant de précautions pour ne pas les abîmer, les plongèrent dans les cuves d’eau bouillante. Tuant instantanément les insectes à l’intérieur.

    Comme les cocons flottaient, ils les firent tournoyer un moment pour les imbiber entièrement dans l’eau. Ensuite, ils entreprirent de repérer les départs des fils de soie et les dérouler soigneusement, les accrocher à une machine pour en faire des écheveaux. Les fibres des quatre cocons furent réunies en fils continus sur la grande dévideuse.

    Les malheureuses larves géantes ébouillantées furent débitées, puis emportées pour être cuisinées et conservées. Rien n’était gâché dans les élevages valokins.

    Plus tard dans la journée, les écheveaux allaient être amenés en ville dans un atelier de tisserands. Ensuite seulement, la soie brute serait transformée en ces étoffes si légères et si douces que les gens les plus modestes ne pouvaient s’offrir. Mais comme souvent, ce n’étaient pas les producteurs de matière première qui engrangeaient le plus de bénéfices.

     

    Quand les aînés de la famille n’eurent plus besoin d’eux, Arun et Erity s’en retournèrent auprès de leurs animaux pour s’assurer qu’ils ne manquaient de rien.

    Ils assistèrent à l’éclosion du premier merveillon attendu, puis du deuxième aussitôt après. Un mâle et une femelle qui déployèrent leurs grandes ailes blanches, et se mirent à voltiger sous la grande structure aérienne pour commencer leur étrange ballet amoureux.

    Un seul couple produisait des dizaines d’œufs qui pouvaient être vendus, mangés ou élevés. Largement de quoi assurer la génération suivante.

    Les dernières arrivées, quant à elles, achevaient à peine la construction des cocons dans lesquels elles s’enfermaient. Les prochaines chenilles allaient toutes terminer dans l’eau bouillante, sans doute. Mais là encore, il n’y aurait aucun gaspillage.

    Le stade larvaire représentait l’essentiel de leur vie, de toute façon, même à l’état sauvage. Arrivés à l’âge adultes, les bombyx du samuca ne se nourrissaient pas et vivaient quelques jours seulement, le temps de se reproduire et de mourir de faim.

    Les deux jeunes bergers les laissèrent à leurs ébats en fermant soigneusement la porte du dôme-enclos.

    Diffuseurs de phéromones à la ceinture, ils s’éloignèrent vers la forêt en quête d’un samuca plus éloigné, mais qu’ils pouvaient dépouiller de quelques feuilles supplémentaires. Les parents allaient venir les chercher avec le tracteur.

    Et ainsi s’acheva cette journée, une parmi tant d’autres pour cette petite famille d’éleveurs valokins.

     

    Quelques années plus tard, Arun allait renoncer à l’élevage pour se lancer dans le tissage, et augmenter ainsi leurs bénéfices en transformant lui-même les fibres de soie grège en tissu précieux.

    Erity allait devenir la chef de la ferme. Elle eut une vie heureuse, se maria et donna la vie à deux beaux enfants qui malgré la surdité de leur mère, eurent la chance de profiter de leurs cinq sens.

    Depuis cette époque d’ailleurs, cette famille perpétua la transmission de la langue des signes à ses enfants.

     

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    (Bombyx du mûrier. Crédit photo : Ash Bowie)

     

    De nombreuses légendes circulaient en Valoki quant à la (re)découverte de la soie. La plupart l’attribuaient aux Sœurs Ophrys ou même à leur fondatrice en personne, Shaïli Angama. Pratiquement à chaque fois, il était question d’une chrysalide qui serait tombée toute seule dans l’eau avant de terminer sa métamorphose. Et en voulant tirer sur les fibres, surprise, de longs fils soyeux se déroulaient du cocon.

    Il est tout aussi probable qu’un paysan, un chasseur ou un simple marcheur ait pu faire cette trouvaille. En tout cas, vraisemblablement les premiers colons, les survivants du Vaisseau des Origines, n’avaient pas ramené ce savoir de la Terre. Tellement de connaissances avaient été perdues…

    L’usage de la soie ne s’est répandu sur Entom Boötis qu’à une époque où l’ordre Ophrys rayonnait sur toute la Ceinture Tropicale. Quand la Nemosia faisait encore partie de la Valoki.

    Comme l’ordre Ophrys, la soie avait eu son heure de gloire. La tradition perdurait en Valoki, mais les Nemosians avaient fini par y renoncer au profit de fibres végétales, puis synthétiques. La soie véritable restait prisée dans tout l’hémisphère, même parmi les nordiques, en tant que produit de luxe.

     

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    Cruel, cet élevage ? Oui et non, il faut mettre les choses en perspective.

    Sur Entom, la grande taille des insectes permet de produire beaucoup de soie avec peu d’animaux, c’est un avantage. Ce qui permet aussi de préserver des exploitations de taille modeste, correspondant à l’éthique des Sœurs. Les robes des Matria et des Veneris Matria sont en soie.

    On peut aussi laisser l’insecte sortir tout seul de son cocon, mais alors il déchire les fibres, la soie obtenue est de moins bonne qualité. En Valoki d’ailleurs, certaines personnes récoltent les cocons des merveillons sauvages. Mais ils gagnent moins bien leur vie que les éleveurs.

    Il y a souvent des dilemmes à prendre en compte, à l’origine de certains choix. Des compromis.

    Les élevages permettent de réguler cette espèce de chenilles qui peut faire des ravages sur le samuca, leur nourriture exclusive. Cet arbre produit quant à lui des fruits jaunes très sucrés de la taille de courges. C’est avec leurs pépins torréfiés qu’on fabrique le très populaire muca, équivalent du café sur cette planète.

    La viande des bombyx du samuca est comestible à tous les stades de leur développement, aucun gaspillage n’est toléré. L’animal est respecté dans la mesure où il est bien traité toute sa vie, et sa mort ne laisse pratiquement aucun déchet.

     

     

    La moitié de la population valokine est végétarienne, mais il n’y a pas de tensions avec l’autre moitié. Les chasseurs et les éleveurs ont leur place en Valoki, tant qu’ils respectent certains principes.

    Les Sœurs Ophrys reflètent d’ailleurs cette tendance, chacune des quatre branches suivant une alimentation particulière. Les Ordoshaï et les Nurishaï mangent de la viande.

    Comme elles consomment toutes au moins du miel, aucune moniale n’est purement végétalienne.

    La tolérance est de mise. Elles ont compris depuis longtemps que la vie se nourrit de la vie, c’est ainsi que fonctionne la nature. Pour les Sœurs, il s’agit avant tout d’un problème de respect dans la manière de s’occuper des animaux, de leur naissance à leur mort.

    C’est pourquoi elles s’opposent fermement à ce qu’elles considèrent comme le véritable ennemi de la vie : l’industrie.

    Pour maintenir des traditions et des métiers parfois ancestraux, tout en assurant des conditions de vie saines aux animaux, aux plantes et aux personnes, elles ont choisi de maintenir les entreprises valokines à taille humaine.

    Des fermes, pas des camps de concentration. Des ateliers de transformation, pas des usines.

    Des agriculteurs et des artisans qui aiment leur métier, qui ont le temps de soigner leurs champs et leurs animaux, de fabriquer des produits de qualité tout en participant à la préservation de leur environnement naturel.

    Question de choix et de priorité, pour les sociétés comme pour les individus. Qualité ou quantité. Juste mesure et parcimonie, ou surconsommation effrénée et gaspillage.

    Être ou avoir, telle est la question… du bonheur.

     

    Prenez soin de vous.

     



     


  • Mon roman est sur Librinova

     

    Il est enfin publié !

    Ça commençait à faire un bout de temps que ce blog manquait d’activité. Je m’en excuse auprès des rares visiteurs qui devaient se demander ce que devient ce roman, alors qu’il est terminé depuis plus d’un an. Et pourquoi ce manque d’articles aussi… j’y reviens juste en-dessous.

    D’abord l’essentiel. En cliquant sur la couverture, vous irez directement sur la page Amazon du roman :

     

     

    Ici, la page du catalogue Librinova

    Ou si vous préférez, voici un lien vers toutes les libraires en ligne où il est disponible, ou le sera rapidement car il sort tout juste  :

    https://www.librinova.com/librairies-en-ligne

    Vous avez sans doute déjà un compte sur l’un de ces sites, avec une petite recherche il devrait être facile à trouver. En tout cas vous avez le choix, si vous souhaitez acheter mon roman.

     

     

    Presque un an de silence sur ce blog, donc.

    Quand j’avais envoyé mon roman à des éditeurs en mai 2016, sur la lancée j’avais commencé à écrire un deuxième tome. J’écrivais aussi des textes pour le blog, il fallait avancer sur le deuxième ouvrage de Chiaroscuro, et puis un emploi alimentaire, un potager…

    En fait, j’ai épuisé mon énergie créative. Je n’ai pas pris le temps de souffler et j’ai fini par saturer.

    Ironie du sort, j’avais publié un petit texte ici sur l’inspiration, juste quelques semaines avant de réaliser ce qui m’arrivait, où je disais qu’il faut aller la chercher, la nourrir cette « muse ». Se donner la peine d’avancer même les mauvais jours, pour rester connecté en permanence avec ce qu’on est en train de créer. Toujours avancer.

    Je le pense encore, mais il faut aussi prendre en compte que nous ne sommes pas des machines. Le temps de « repos » est aussi important que celui consacré à agir. D’autant plus dans une démarche créative, il faut savoir prendre le temps de se ressourcer. Pratiquer d’autres activités, observer, réfléchir, échanger, évoluer… ce n’est pas du temps perdu.

    Mais à ce moment, finir un premier tome ne m’avait pas paru suffisant pour me permettre une pause. J’étais ultra motivé mais j’avais tort sur ce point. C’est une étape très importante pour une personne qui s’embarque sur ce chemin, un roman fini. Ce moment mérite d’être apprécié.

    Je me suis plongé dans le travail pour éviter de trop penser aux nouvelles des éditeurs que j’attendais. J’espérais recevoir une réponse positive, peut-être même signer pour plusieurs tomes, soyons fous. Et je ne m’attendais pas à devoir attendre aussi longtemps pour… rien.

     

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    Comme dans tout autre domaine, le parcours se révèle souvent bien plus dur et compliqué en réalité que dans notre imagination. Ça ne veut pas dire qu’il faut baisser les bras à la moindre difficulté. Cependant, il faut se remettre de nos désillusions.

    On peut faire beaucoup de choses avec notre volonté consciente, mais il faut aussi considérer notre inconscient et son importance. Il participe énormément du fait qu’on soit prêt(e) ou pas, sincèrement et entièrement, pour se lancer dans un projet important à nos yeux.

    On voudrait toujours être efficace et c’est bien, mais vouloir ne fait pas tout.

    Il n’est pas facile d’accepter quand ce n’est plus/pas encore le moment. Difficile de lâcher prise. Comme une respiration, comme l’alternance entre le jour et la nuit, la réflexion et l’action, il y a un temps pour tout. Inspiration et expiration.

    Ce n’est sûrement pas un hasard si on utilise ce terme pour parler de créativité. Mais se remplir les poumons, ce n’est que la moitié du trajet.

    J’ai poussé un peu trop loin et il m’a fallu du temps pour récupérer, en quelque sorte.

    Les lettres de refus laconiques et impersonnelles de certains éditeurs n’ont pas arrangé les choses, question motivation. Je n’ai toujours pas les réponses de certains éditeurs auxquels j’ai proposé mon manuscrit. J’en arrive à être reconnaissant envers ceux qui ont refusé mon roman, mais en me donnant une réponse relativement rapide.

    Deux éditeurs en particulier m’ont annoncé qu’une réponse viendrait dans les six mois, un an maximum, mais presque un an et demi plus tard je n’ai plus aucune nouvelle. Pourquoi ? Je ne le saurai probablement jamais. Plus tellement envie de les relancer, à vrai dire.

    Ce que je sais, c’est que ce roman ne va pas rester dans un coin de mon bureau. C’est le sort qu’a subi mon tout premier, écrit pour un fanzine dans un autre univers dont je n’étais que co-auteur. À cause de problèmes avec des coéquipiers à l’époque, je l’avais abandonné au bout d’un tome et demi, en quittant le projet. Le début de l’histoire seulement avait été publié.

    Depuis du temps est passé, j’ai mûri je pense, progressé. Pour Entom Boötis je travaille seul. Que ce vaisseau navigue sur une mer accueillante ou qu’il sombre dans la tempête, je suis son humble capitaine, seul à décider et à affronter les conséquences.

     

    Tant pis, si ce que j’aime écrire ne correspond pas à ce que les éditeurs recherchent en ce moment. Tant pis si je n’ai pu compter que sur mon auto-critique et les avis d’une poignée de personnes dans mon entourage, pour que mon roman puisse atteindre une certaine qualité.

    Aujourd’hui, j’ai encore le sentiment de ne pas pouvoir faire mieux, avec ces « ingrédients » en tout cas. Alors il était grand temps de laisser vivre cette histoire, ces personnages, de les libérer en quelque sorte. Et me libérer aussi.

     

     

    Je suis un perfectionniste avec l’écriture. Si ce trait de caractère apporte des avantages indéniables quand il s’agit de porter un regard critique, il a aussi ses inconvénients. En particulier celui de ne jamais être pleinement satisfait, car on recherche une perfection qu’on ne pourra pas vraiment atteindre. S’en approcher oui, le plus possible, mais il est parfois difficile d’accepter que c’est une quête sans fin.

    Il suffit de laisser passer suffisamment de temps, pour voir dans nos créations des défauts qu’on avait pas remarqués avant, qu’on voyait autrement. Une personne perfectionniste peut considérer qu’aucun de ses travaux n’est jamais vraiment abouti, puisque perfectible. Et ainsi, ne jamais rien terminer.

    Cette année « d’attente » m’a confronté à ce problème, une fois de plus.

    Comme j’ai finalement décidé de m’auto-éditer, j’ai dû refaire toute ma mise en page afin qu’elle corresponde au format demandé. J’ai relu mon texte pour la énième fois après une longue pause, et bien sûr j’ai encore trouvé des petits défauts.

    Je me suis rappelé aussi d’une ou deux remarques de mes premiers lecteurs qui m’avaient d’abord semblé secondaires et finalement, avec plus de recul… L’histoire n’a pas changé mais j’ai encore fait quelques petites améliorations, sur la forme.

    Ça pourrait durer longtemps comme ça. À un moment, il faut savoir terminer et passer à autre chose. La suite éventuellement.

     

     

    Le bon côté de mon passage à vide, c’est que j’en ai tiré quelques leçons. J’ai compris entre autres que la volonté a ses limites. Même quand on est passionné(e) par ce qu’on fait, elle ne suffit pas à long terme.

    On peut être amené à se forcer pour correspondre à une certaine image, faire comme les auteurs qui publient un roman chaque année, voire davantage. Pour un(e) inconnu(e), cela signifie travailler sur son temps libre pendant des mois, voire des années, dans une indifférence quasi générale. Se priver d’autres choses, tout donner dans l’espoir que ça va donner quelque chose de bien.

    Restons modeste. Un jour peut-être, je pourrai me permettre de travailler à plein temps sur mes romans, toute l’année, mais pas pour le moment.

    Écrire un roman demande beaucoup de travail, de temps et d’énergie. Une suite est en route mais je préfère ne rien promettre question délais, pour l’instant.

    Si cette histoire trouve son public, ou si au contraire c’est un bide complet, eh bien ça pourrait changer beaucoup de choses.

     

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    En tout cas, ce roman est disponible sur la plupart des librairies numériques !

    Au format ebook seulement, pour le moment.

    Je suis un inconnu parmi les auteurs et la science-fiction n’est pas franchement à la mode, chez les lecteurs et lectrices francophones. Sans éditeur la publication me coûte de l’argent, alors je vais procéder par étapes.

    Le système mis en place par Librinova favorise ce procédé, avec une édition papier proposée à partir de mille exemplaires vendus en numérique. Avant ce cap c’est relativement cher, je vais tenter la manière progressive pour commencer. Prendre la température si l’on peut dire. Mais j’espère bien l’éditer en version papier prochainement.

     

     

    Voilà. J’ai apporté le plus grand soin à la qualité de ce texte mais il pourrait rester des défauts malgré tout, que mon cerveau refuserait de voir. C’est très possible, d’autant que je n’ai pas eu de regard extérieur sur mes dernières retouches. Je n’ai pas eu accès à tout un comité de lecture pour traquer les imperfections, j’ai juste fait de mon mieux.

    Cinq autres personnes ont lu ce roman avant sa version actuelle. C’est peu et en même temps très précieux pour moi, leurs avis m’ont tous été utiles. Je ne les citerai pas ici mais je ne les ai pas oubliés dans mes remerciements à la fin du livre.

     

    Cette histoire n’a pas d’autre prétention que d’apporter un peu d’évasion, des émotions j’espère, quelques réflexions peut-être. Si vous la lisez, n’hésitez pas à me faire connaître votre avis. Si elle vous plaît, merci d’en parler autour de vous.

    C’est de la science-fiction. Je suis conscient que cette étiquette n’est pas facile à porter pour un roman, en France. Mais c’est ce que j’aime écrire. Et même parmi les adeptes de ce genre, les thèmes abordés, l’histoire ou le style peuvent ne pas plaire.

     

    À présent, c’est à vous d’en juger.

     

     



     


  • La saison ardente

     

    Malgré sa proximité avec l’équateur, la Valoki est influencée par les changements de saison de l’hémisphère nord. Lorsque l’hiver arrive, apportant des ténèbres permanentes sur le cercle polaire et un froid glacial sur l’ensemble du Tharseim, en Valoki débute la saison ardente.

    Tandis que la Nemosia bénéficie d’un climat doux et varié à cette période, avec une baisse sensible des températures et de rares chutes de neige sur les plus hautes montagnes, l’hiver pour les Valokins représente une période de sécheresse caniculaire. Le thermomètre témoigne d’une chaleur constante tout au long de l’année, mais si les pluies quasi-quotidiennes apportent une certaine moiteur ou fraîcheur le reste du temps, pendant la saison ardente, l’absence d’humidité donne à cette chaleur une force écrasante.

    Pendant trois mois, et davantage certaines années, il ne tombe pas une goutte de pluie sur la Valoki. Les nuages eux-mêmes se font rares et au fil des semaines s’installe une sécheresse éprouvante.

    Alors que les premiers signes de la saison ardente se font sentir, les pluies se raréfiant, la végétation luxuriante se lance dans une floraison explosive qui fait le bonheur des insectes butineurs et enchante les yeux des humains.Les arbres-montagne ne sont pas en reste, leurs immenses corolles parent alors la forêt de superbes couleurs.

     

    C’est à ce moment que les aporims migratrices, après s’être gavées de miel, quittent la Valoki pour se rendre dans les jungles équatoriales du Kunvel.

    Puis les végétaux fructifient alors que leurs feuillages perdent leur éclat émeraude, et arrive le temps des moissons et des récoltes.

    Pour les Valokins, c’est la saison la moins appréciée de l’année. Alors qu’une partie de leurs précieux alliés insectes déserte la région, dans les champs comme dans les forêts, ils s’affairent à récolter le fruit de leur labeur sous un soleil brûlant. Les Sœurs Melishaï recueillent aussi le précieux miel restant dans les ruches temporairement abandonnées.

    Cette longue période de sècheresse convient en revanche très bien à un grand nombre d’arthropodes géants et en particulier les carnivores. Rares sont les insectes et les arachnides appréciant l’élément liquide. La saison ardente semble donner un regain d’énergie aux prédateurs, alors que leurs proies s’affaiblissent. Il ne fait pas bon traîner dans les contrées sauvages qui ne sont pas sous la protection des Sœurs Ophrys et des insectes sociaux avec lesquels elles ont forgé leurs alliances. C’est encore plus vrai à cette époque de l’année.

    L’eau est rationnée pendant la saison ardente, on utilise des puits et de grands réservoirs qui ont collecté les eaux de pluie le reste de l’année. Les roches karstiques de la province de Leda, la capitale, bénéficient également d’un impressionnant réseau de grottes et de nappes phréatiques souterraines. Dans les villes, les villages et les monastères de l’ordre Ophrys, d’ingénieux systèmes de canaux et de bassins d’épuration permettent d’acheminer cette précieuse eau qui reste consommable et fraîche, même issue des réservoirs, jusqu’au retour très attendu des précipitations.

     

    (crédit photo : Bernard Gagnon)

     

    L’usage du feu est strictement interdit à l’extérieur, la végétation jaunissant jusqu’à devenir craquante, le risque d’incendies s’en trouve dangereusement accru. Certains réservoirs placés en hauteur sur des arbres-montagne ou les flancs des monastères de l’ordre Ophrys sont réservés au combat d’éventuels feux dévastateurs, qui dans le passé marquèrent tragiquement l’histoire des Valokins.

    Pendant ce temps, loin au nord, leurs ennemis ancestraux font face à un hiver polaire. Les Thars affrontent chaque année des températures négatives sur l’ensemble de leur territoire, des chutes de neige abondantes et des tempêtes balayant l’immense nation nordique avec violence.

    Pour les habitants du Calsynn, c’est la période où la chance de voir tomber la pluie est envisageable. Les nuits sont froides, le gel n’est pas rare dans le désert, mais le soleil s’avère également plus supportable.

    C’est en Nemosia que l’hiver est sans doute le moins rude. La baisse sensible des températures y apporte une certaine fraîcheur, avec parfois des chutes de neige sur les plus hautes montagnes. D’autres articles reviendront sur les climats de ces pays.

    À la fin de la saison ardente, les forêts valokines sont méconnaissables tant les végétaux sont secs, jaunes voire bruns. Sous les pieds, les tapis de feuilles mortes font un bruit de papier froissé. On ne perçoit même plus l’odeur de l’humus dans la forêt.

    Les cours d’eau font pâle figure, certaines sources sont taries. Tout comme la végétation sauvage, les champs ressemés par les cultivateurs attendent désespérément le retour des pluies pour verdir à nouveau.

    Puis un jour les nuages s’amoncellent et enfin, l’eau revient comme une bénédiction du ciel.

     

     

    La saison ardente quitte la Valoki comme elle s’y installe, progressivement. Une averse par-ci, un orage par-là, avant les véritables pluies diluviennes coutumières des tropiques. Il existe aussi une saison des cyclones (contre lesquels les constructions de terre maçonnée des terims offrent des abris solides).

    Mais en attendant pour les Valokins, le retour des pluies représente une période de festivités dont l’apogée est marquée par le retour des aporims migratrices.

    Comme répondant à un puissant appel collectif, toutes les colonies des butineuses rejoignent la Valoki au même moment. Des milliers d’insectes volants noircissent le ciel avant de retrouver leurs ruches respectives dans les troncs des luvalianes.

    Chaque Valokin sait alors que la saison ardente et bel et bien terminée. Les précieuses productrices de miel vont à nouveau accompagner les humains de leur présence bienveillante, remplir de vie les champs et les forêts. Les vallées tropicales vont encore regorger d’eau, de verdure, de fleurs et de fruits, comme si la nature n’était qu’abondance.

    Jusqu’à l’année prochaine.

    À l’époque de Naëlis et Elorine, des changements climatiques se font sentir dans tout l’hémisphère. La saison ardente tarde à venir chaque année en Valoki, mais elle s’avère aussi de plus en plus longue. Partout les saisons sont perturbées.

    Changements naturels ou conséquences des activités humaines ? Quoi qu’il en soit, les signes convergent pour annoncer des transformations sans précédent, du jamais vu pour les humains qui peuplent ce monde. Les acquis des anciennes générations deviennent instables et personne ne sait vraiment jusqu’où cela peut aller.

    Comme le souligne un dicton valokin, « tant que les aporims reviennent, ça pourrait être pire. »

     

     



     


  • Chiaroscuro – Le destin des Maranteo

    Salutation !

    En ce moment se déroule une nouvelle campagne de financement sur Ulule, pour la sortie du deuxième ouvrage du jeu de rôles Chiaroscuro. Un supplément du livre de base paru début 2016.

    Cette campagne a très bien commencé, nous avons déjà atteint le premier palier ! Au moment où  j’écris ces lignes cette publication est déjà assurée pour début 2017 ! Un grand merci aux participants.

    Je suis un peu à la bourre pour en parler mais les prochains paliers peuvent être atteints, il reste 15 jours avant la fin de la campagne. La carte de la capitale en poster au format A3, une couverture rigide pour le livre et réservée aux contributeurs, ça peut être intéressant.

    Comme pour le premier livre de Chiaroscuro, on peut contribuer à partir de 5 euros.

    Si vous avez envie de participer ou d’aller voir par curiosité, c’est là :

    soutien Ulule

    Dans Imperium, le livre de base, les lecteurs ont fait la connaissance de la famille Maranteo à travers le scénario « Une heureuse occasion ».

    Le Destin des Maranteo est un ouvrage entièrement dédié aux péripéties traversées par les héritiers de cette famille, incarnés par les joueurs. Cette histoire fait directement suite au scénario Une heureuse occasion, et les protagonistes vont très vite se retrouver plongés dans de nouveaux défis.

    Mais on peut aussi commencer cette campagne sans avoir joué le scénario précédent.

    Si vous n’êtes pas familier du jargon rôliste, une campagne c’est un très gros scénario, ou plusieurs qui se succèdent sur un même thème. Le meneur de jeu et ses joueurs s’embarquent pour une histoire plus conséquente que lors d’un scénario classique.

    Une campagne de jdr ne se termine pas en une ou deux séances, elle peut s’étaler sur des mois. Avec le temps, les joueurs y développent souvent des liens forts avec leur personnage.

    C’est amusant dans ce cas, le double sens du mot : une campagne de financement pour publier une campagne de jeu de rôles. Pour le financement le mot correspond plutôt à une campagne publicitaire, tandis que dans le jeu, le mot campagne est plus proche de son sens d’épopée ou de conquête.

     

    epee_maranteo(L’épée enchantée des Maranteo, portée uniquement par le chef de famille)

     

    Côté coulisses, le Destin des Maranteo a été créé par la même équipe que pour Imperium. Aldo Pappacoda, Olivier Sanfilippo, Maeva Wery, Yohan Vasse et moi-même.

    Nous sommes toujours édités par nos copains et associés Les Vagabonds du Rêve.

    Le livre fait 112 pages en couleurs, avec une couverture souple, des nouvelles illustrations, des décors, des plans, des cartes, des portraits… une nouvelle d’ambiance, et bien sûr tous les textes qui vont permettre au meneur de faire vivre cette histoire à ses joueurs.

    Vous trouverez des infos complémentaires sur la page Ulule, et si vous avez des questions les commentaires sont à votre disposition.

    Merci beaucoup si vous contribuez à cette campagne et/ou en parlez autour de vous.

     

     

    Pour ma part, je vais reprendre tranquillement la publication de textes ici. Ce blog manque un peu de vie en ce moment. Il faut parfois mettre son énergie dans d’autres activités, et j’avais aussi besoin de recharger mes batteries créatives, si l’on peut dire.

    Je n’ai toujours aucune nouvelle de mon roman depuis la dernière fois que j’évoquais son parcours chez les éditeurs. Bien sûr, ce sera ici le premier endroit où les nouvelles seront communiquées, bonnes ou mauvaises. J’attends encore des réponses.

    Bientôt de nouveaux textes pour Entom Boötis donc, et comme d’habitude ils seront publiés certains mercredis en fin de journée. Je poste cet article un autre jour, une fois n’est pas coutume, la campagne de financement va vite passer…

    Je vous laisse avec une autre de mes illustrations que vous pourrez retrouver dans Le Destin des Maranteo. Si vous souhaitez voir d’autres aperçus de ce supplément, je vous invite à visiter les sites des membres de l’équipe (plus haut dans cet article), vous verrez de belles choses.

    À bientôt.

    scene_maritime