Calsynn

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Le Calsynn est une vaste étendue aride située aux confins nordiques de la ceinture tropicale, frontalière avec le Tharseim au nord et la Nemosia au sud. C’est une région de transition climatique qui présente trois types de climats secs très contrastés.

Au sud, les savanes sèches prédominent en quittant la Nemosia. Quelques lacs et rivières, ainsi que la Mer Orange, apportent un peu d’humidité près de la frontière. Les paysages se composent essentiellement de plaines entourées de reliefs.

Tout en restant géante, la végétation devient plus modeste qu’en zone tropicale humide. Les arbres-montagne sont absents du Calsynn. Des arbres et arbustes tortueux, couverts d’épines, offrent une ombre rare sur les grandes plaines d’herbes hautes.

 

Au cœur du Calsynn, le vaste Désert Agriote occupe les deux tiers de sa superficie. Ce désert brûlant de sable et de roches est peu fréquenté par les humains, seules des tribus nomades y survivent.

La Mer de Sel a probablement contenu de l’eau à une lointaine époque, mais de mémoire d’homme elle n’a jamais été que cette grande étendue morne et stérile, blanche, cristalline, dont l’éclat vous aveugle sous la lumière du soleil. Autour de cette étendue immaculée, à part quelques formations rocheuses il n’y a que des dunes à perte de vue.

Le manque d’eau, la chaleur suffocante et la présence d’insectes particulièrement agressifs en font une des régions les plus inhospitalières de l’hémisphère nord. On peut voir les traces d’anciens cours d’eau asséchés qui naguère, avaient dû permettre au Désert Agriote d’être une région fertile. Mais il ne subsiste que de rares oasis désormais, et inexorablement, le désert avance.

 

Au nord, la Muraille de Rouglace retient la plupart des nuages et des vents froids dans le Tharseim. La frontière entre les deux pays est délimitée par cette grande chaîne de montagnes rouges dont les plus hauts sommets sont couverts de neige éternelle.

Unique passage terrestre dans la Muraille de Rouglace, la citadelle d’Ombrouge est coupée en deux parties, l’une gérée par le peuple du désert et l’autre par les nordiques, en particulier l’aéroport.

Seule une mince région du Calsynn profite de pluies épisodiques qui viennent des montagnes ou de l’océan à l’ouest, près de la seule grande ville nommée Elgadir.

Les alternances de périodes sèches et pluvieuses, les étés chauds et les hivers relativement doux ont permis le développement d’une végétation de garrigues ou de maquis selon la nature des roches. Ce secteur de collines et de petites montagnes, couvert de buissons et d’arbustes épineux, marque la transition du climat désertique vers le climat tempéré.

Ces régions frontalières de savanes et de maquis sont les plus peuplées du Calsynn, malgré leurs dimensions modestes en comparaison du désert. Les habitants des trois régions sont appelés des Calsy.

 

Les Calsy ont tendance à être plutôt petits et minces, bien qu’il existe toujours des exceptions. Les couleurs de peau, des yeux et des cheveux sont toutes représentées, c’est probablement la partie de la planète où les types morphologiques sont les plus variés.

Leur cuisine est simple et nourrissante, essentiellement carnivore, presque aussi épicée que chez les Nemosians. Ils s’habillent de vêtements amples et unis, avec des teintes précises en fonction de l’âge, du sexe, de la place sociale de l’individu et des évènements de sa vie. Le rouge par exemple n’est porté que par des chefs de clan, et le vert uniquement par les femmes mariées. Le blanc est la couleur du deuil, le noir est réservé aux célibataires…

En dépit de certaines traditions communes à tous les Calsy, on ne peut pas vraiment parler d’une nation. Il n’existe pas de gouvernement central mais seulement un ensemble de clans et de tribus parfois nomades.

Dès l’arrivée des premiers colons, les zones désertiques ont toujours été un refuge pour toutes sortes de parias, de rebelles, de bandits et de criminels. Leurs descendants ont perpétué une mentalité très rude, certaines tribus ont des mœurs violentes et pratiquent encore l’esclavage.

La place des femmes n’est pas du tout enviable la plupart du temps. Les clans sont régulièrement en conflit les uns avec les autres, sans que l’on puisse parler de réelle guerre. En général ils se contentent d’escarmouches pour s’approprier de nouvelles terres, des femmes ou des points d’eau, jusqu’au prochain retournement de situation.

Malgré le mépris de leurs voisins nordiques, les Calsy sont très admiratifs des Thars pour leur haut niveau de technologie, en particulier concernant les véhicules et les armes.

Ils récupèrent souvent de vieux appareils jugés obsolètes dans le Tharseim, qu’ils rafistolent pour prolonger leur durée de vie. Nombreux sont ceux qui tentent de passer la frontière en espérant faire fortune dans le nord, où ils sont en réalité parqués dans des ghettos et servent de main d’œuvre bon marché.

 

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