Valoki

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La Valoki est une grande nation située au sud de la ceinture tropicale, constituant le territoire le plus proche de l’équateur habité par des humains.

Le climat valokin est chaud et humide. Il pleut très régulièrement pendant la majeure partie de l’année, sauf pendant la saison sèche qui dure trois à quatre mois durant l’hiver. Paradoxalement, la sécheresse donne une impression de chaleur oppressante alors que les températures sont un peu moins chaudes que le reste de l’année.

On l’appelle la « saison ardente » en Valoki. L’usage du feu est très limité en extérieur, la forêt particulièrement surveillée pendant cette partie de l’année.

 

Les paysages valokins sont composés de vastes forêts luxuriantes et vallonnées, quelques reliefs, de nombreux cours d’eau, des lacs, des grandes clairières naturelles et des champs cultivés.

Les forêts constituent l’essentiel de ces paysages, en particulier les arbres-montagne qui rassemblent les espèces végétales les plus imposantes jamais rencontrées sur cette planète ou une autre. Un seul spécimen peut mesurer plusieurs centaines de mètres de haut, pouvant ainsi abriter des colonies d’insectes géants et des villages arboricoles. Ces arbres fabuleux ne poussent que dans certains secteurs et vivent plusieurs dizaines de milliers d’années.

Dans les roches karstiques de la province de Leda, l’érosion a creusé par endroits des cénotes, magnifiques gouffres naturels que des siècles de pluie ont remplis d’eau douce.

 

La Valoki est divisée en trois provinces principales :

– À l’est et au nord s’étire la province du Jailong, où l’agriculture est la plus importante et les forêts les moins étendues. C’est la province où  la technologie et l’élevage d’insectes sont les plus développés. Ses côtes donnant sur l’Océan Armaz permettent également de faire vivre quelques villages de pêcheurs et d’éleveurs de crustacés.

 

– À l’ouest se trouve la province de Hivao, surtout célèbre pour ses archipels. Une bonne partie de la population est constituée de marins, d’orfèvres et de commerçants spécialisés dans les fameuses perles naturelles pêchées dans la Mer de Nacre. À la frontière avec la Nemosia se trouve aussi la Mer des Méduses dont les côtes abritent des populations beaucoup plus pauvres.

 

– La dernière province tout au sud, près de Leda, la capitale éponyme, est essentiellement forestière. Les seules côtes bordent la Mer Serpentine face à l’équateur. Cette province est la plus vaste des trois, elle constitue une immense réserve sauvage où les végétaux et les animaux sont pour la plupart protégés. C’est là que se trouve le monastère principal de l’ordre Ophrys.

 

Toute la culture valokine est fondée sur l’harmonie avec la nature, la limitation de la technologie et les capacités psychiques que les Sœurs Ophrys appellent le Seid. Cet ordre mystique féminin étant au cœur du roman, il sera l’objet de plusieurs articles sur ce blog.

La Valoki est une société matriarcale dirigée par les Veneris Matria de l’ordre Ophrys.

 

Bien que les hommes disposent officiellement des mêmes droits que les femmes, ils sont éduqués pour les protéger et veiller à leur bien-être, conditionnés pour accepter de s’en remettre à leur intuition et leur autorité.

Aucun homme ne peut accéder à des fonctions importantes, ils ne peuvent s’élever socialement qu’à travers le mariage et les métiers manuels. Les travaux physiques les plus durs leurs sont réservés. Ils n’ont pas accès aux enseignements psychiques liés au Seid et n’ont pas le droit d’entrer dans les monastères.

 

Aussi loin que remonte leur histoire, les Valokins et les Thars ont toujours eu des relations houleuses. Depuis la fondation des toute premières frontières, les deux peuples se sont engagés sur des chemins radicalement différents, voire opposés.

Les Veneris Matria sont capables d’unir leurs forces pour projeter des vagues massives d’émotions sur de longues distances et les tentatives d’invasion des nordiques belliqueux ont toutes échoué.

Au cours de leur histoire pluriséculaire il y eut des périodes de rapprochement et d’éloignement, des guerres parfois.

Dans les deux camps, certains dirigeants ont fait des efforts pour trouver des compromis sur la gestion des écosystèmes, l’éthique, les principes démocratiques hérités de leurs ancêtres Terriens… Lors de périodes relativement sereines, des traités commerciaux ont même été signés entre les deux nations antagonistes.

Mais depuis une vingtaine d’années, les relations se sont à nouveau dégradées. Les ambassadrices ont été rappelées et les frontières sont fermées pour les Thars.

 

Malgré de nombreux métissages, la plupart des Valokins sont assez petits et minces, leur peau est en général mate, noire, jaune ou cuivrée, leurs yeux sont souvent bruns et leurs cheveux noirs. Ils aiment se vêtir de tissus colorés, décorés de motifs fins et complexes, confectionnés en fibres végétales ou en soie naturelle.

Les élevages de chenilles à soie sont une des spécialités locales. La cuisine valokine est très variée et réputée pour son raffinement. La moitié de la population est végétarienne.

Les habitants ont appris à vivre en harmonie avec les insectes géants, grâce aux facultés psychiques des moniales. Elles sont capables de les apaiser, les faire fuir ou même de communiquer avec les plus évolués. Elles savent aussi soigner par apposition des mains et veillent à la sécurité de tous.

 

Depuis quelques années, les interdits empêchant la prolifération des inventions technologiques venant du Nord sont de plus en plus contournés. Derrière chaque transaction s’opère une propagande discrète, les détracteurs des moniales les soupçonnent d’utiliser leurs capacités à influencer les émotions pour manipuler les humains.

Les Valokins se détournent de plus en plus de l’ordre Ophrys pour lui préférer l’autonomie conférée par les armes, les diffuseurs de produits chimiques et toutes sortes d’objets technologiques.

 

Après cinq siècles de règne incontesté sur la Valoki, l’ordre Ophrys serait-il en train de décliner ?

 

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(images empruntées ici et )


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